C’est la peinture du mouvement, de l’instant, de la circonstance.
Un nouvel impressionnisme :
Des gens sans visage, éventuellement immobiles à un feu rouge ou dans la file du boulanger, et pourtant tellement vivants.
Qui ne reconnaît dans les œuvres de JLT, un moment déjà vécu ?
Comment des personnages sans visage peuvent-ils nous être aussi familiers ? il y faut bien du talent!
C’est que les personnages de JLT sont les acteurs de moment pris sur le vif et ce ne sont pas tant des personnages que nous reconnaissons que des circonstances ou des instants de vie si profondément vrais, si profondément humains.
Le talent de JLT7, c’est de savoir dire non seulement, le froid, le soleil ou la pluie, mais aussi le bonheur, la faim ou le stress avec une apparente indifférence au personnage, pourtant essentiel à son œuvre.
Ces moments de vie, si finement captés, sont réplicables : « Soleil de printemps», terrasse de café à Montréal, ne pourrait-il être aussi parisien ? et le bonheur d’un couple sur un banc public ne pourrait-il être que parisien ?
C’est cet aspect profondément humain qui confère son universalité à la peinture de JLT et qui nous permet de nous y retrouver.
Ph Cinq-Mars,
« Lignes et couleurs »
(Montréal 2006)
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